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bioMérieux: une entreprise familiale engagée

22 juin 2021

Basée dans une zone d’activité commerciale où se côtoient quelques grands noms de la santé de l’arrondissement de Saint-Laurent, bioMérieux est l’une des sociétés fortement engagées dans l’amélioration de la santé publique dans le monde et dans la lutte récente contre la COVID-19.

 

Plus que cinquantenaire et présente dans 150 pays grâce à ses 42 filiales et son réseau de distributeurs, bioMérieux offre des solutions de diagnostic qui améliorent la santé du patient et la sécurité du consommateur.

Avec le test Biofire notamment, qui permet d’obtenir des résultats rapides et précis en cas de symptômes liés à la COVID-19, bioMérieux joue un rôle de premier plan pour assurer la détection des contaminations individuelles.

 

 

Biomérieux en une minute

 

L’entreprise compte 80 employés dont la moitié est répartie sur l’ensemble du territoire canadien. bioMérieux Canada dispose aujourd’hui de bâtiments de 25 000 pi2, dont 80% est dédié au stockage et aux opérations de logistique. DESTL a eu le privilège de rencontrer M. Xavier Nouvelot, pharmacien et directeur général de la société.

 

 

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Xavier Nouvelot, directeur général de bioMérieux Canada

 

Parlez-nous de vous, Xavier Nouvelot

D’origine française, pharmacien de formation, j’ai également un diplôme en commerce et j’ai eu le privilège de travailler dans plusieurs pays comme les États-Unis, la Grèce et la Belgique.

Je suis au pays depuis maintenant plus de 10 ans et possède la double nationalité française et canadienne. Je me sens très bien intégré et essaie de profiter des nombreuses activités d’extérieur disponibles l’hiver au Québec telles que la raquette, le ski de fond et de piste. Je pratique une activité un peu plus extrême, mais qui a tendance à se démocratiser : le ski de randonnée en peaux de phoque*, notamment dans les massifs de la Côte-Nord et en Gaspésie.

Ici, c’est un pays ouvert, où rien n’est impossible à celui qui veut. Il ne tient qu’à soi de faire ses preuves et de s’adapter lorsqu’on arrive d’un autre pays. Et pas le contraire.

* Le ski de randonnée alpine consiste à gravir une montagne enneigée en munissant préalablement ses skis d’une peau de phoque synthétique pour accéder à un domaine skiable brut au sein d’une nature authentique.

 

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Siège de bioMérieux Canada à Saint-Laurent

 

Quels ont été les impacts de la crise sanitaire sur vos activités?

Proposant des solutions de diagnostic rapides, nous avons évidemment observé une forte augmentation de la demande et du même coup de notre chiffre d’affaires.

 

Le télétravail a permis de maintenir nos activités et, en raison de nos expériences en cas de tempêtes hivernales au Canada, nous étions peut-être plus outillés qu’ailleurs dans le monde. Ce qui était un inconvénient lié aux conditions hivernales particulières est devenu un avantage! Nous respectons bien évidemment les directives de la santé publique.

 

Nous avons maintenu le recrutement de la main-d’œuvre en raison de l’augmentation du volume.

Nous avons également fait usage de camions tempérés et de chambres froides puisque la conservation de nos produits se fait entre +2°C et +8°C ou -20°C pour le stockage, contrairement à certains vaccins qui exigent des conditions de stockage et de transport autour de -80°C.

 

 

Tests rapides COVID-19 et recette du réactif

Fait notable, au début de la pandémie, signe de son engagement exceptionnel pour la santé et la prévention des maladies infectieuses, bioMérieux a mis la recette du réactif de ses tests à la disposition du laboratoire national de microbiologie (LNM) du Canada, basé à Winnipeg afin de pouvoir tester plus largement et rapidement au Canada.

 

Visionnez l'entretien de LCN:

 

 

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Les systémes de diagnostics rapides bioMérieux permettent de détecter et donc de lutter contre les maladies infectieuses

 

Quelles mesures avez-vous mises en place pour le centre canadien de distribution?

Le principal problème fut d’augmenter la production pour répondre à la grande demande de tests à travers le Canada.

La production du Biofire, qui détecte la COVID-19, mais aussi la grippe, le H1N1 et l’influenza saisonnière, permet de discerner les maladies avec les mêmes symptômes respiratoires et de pouvoir ainsi mieux faire le tri des patients qui nécessitent un isolement.

 

Comme ces tests sont produits notamment aux États-Unis, la possibilité de transiter par voie terrestre a permis de limiter les problèmes liés à la diminution des transports aériens pour le Canada. À l’image des masques et des tenues de protection, nous avons eu une augmentation de 250% de la demande pour nos tests, avec la même problématique d’approvisionnement complexes liée aux multiples vagues.

 

Nous avons dû nous coordonner avec les différents paliers gouvernementaux : le gouvernement fédéral a été l’un des premiers à réagir tandis que le gouvernement du Québec a augmenté rapidement ses volumes de tests.

 

 

On parle beaucoup d’innovation au Québec en ce moment, qu’en est-il dans le domaine de la santé publique?

Malheureusement, nous constatons que l’innovation en santé peut parfois être perçue comme des coûts supplémentaires, sans toujours en déceler la valeur ajoutée qu’elle apporte pour la santé publique. Nous avons donc opté pour une approche basée sur des études afin de démontrer le confort apporté aux patients et aux médecins, mais aussi de mettre en avant les impacts économiques positifs sur les systèmes de santé québécois et canadien.

 

bioMérieux est en relation avec les administrations des hôpitaux pour tenter de démontrer les économies engendrées par la technologie et la valeur ajoutée de nos travaux. Nos innovations sont dorénavant perçues comme des investissements plutôt que des dépenses.

 

Par exemple, grâce à l’utilisation de nos tests de diagnostic rapide, nous avons réussi à démontrer que la rapidité du résultat permettait la réduction de l’isolement normalement nécessaire pour la sécurité des personnes immunodéprimées. Ceci entraîne des économies pour l’hôpital, car cela réduit le taux d’occupation des salles et l’utilisation des équipements et du personnel.

 

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Xavier Nouvelot devant un appareil de solution diagnostic bioMérieux

 

Pourquoi avoir choisi d’implanter la filiale canadienne de bioMérieux à Saint-Laurent en 1992?

Il est plus facile pour une filiale française de s’installer au Québec en raison de la proximité culturelle et linguistique entre les deux pays. De plus, Alain Mérieux, fondateur de l’entreprise en France, entretenait déjà des relations avec l’Institut Armand-Frappier, situé près de l’A15, à Laval.

 

Notre proximité avec l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal est importante notamment pour les livraisons de produits européens.  De plus, nos bureaux et nos entrepôts sont sous le même toit, ce qui facilite grandement les opérations et la coordination. Nous avons un bail pour les six prochaines années et comptons bien demeurer sur le territoire.

 

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Le centre de distribution bioMérieux Canada à Saint-Laurent

 

Quelle est votre relation avec le développement économique de Saint-Laurent, et plus particulièrement vos orientations en développement durable sur le site de Saint-Laurent?

Nous apprécions l’aide qui nous a été offerte par le commissaire au développement économique dès l’arrivée de la pandémie.  De plus, le recensement des entreprises et des filiales étrangères, qui est opéré annuellement pour connaître les projets et les investissements, nous permet de donner le pouls de notre activité.

 

Nous sommes très actifs dans le domaine du développement durable : recyclage des cartons, bornes de recharge pour voitures électriques, projet d’éclairage DEL, etc. Nous avons réduit d’un tiers notre consommation électrique depuis 2018. 

Maintenant, nous envisageons la compensation carbone des transports pour 2022.

 

 

Comment envisagez-vous l’avenir dans le domaine de la biotechnologie?

C’est un secteur porteur, car la population vieillissante à travers le Canada a besoin d’accéder de plus en plus à un suivi et un support médical.  Comme nos gouvernements privilégient le maintien à domicile, la télémédecine et le diagnostic à distance devront faire l’objet d’investissements. On doit prévoir une augmentation importante des dépenses liées à la santé pour la majorité des pays.

 

bioMérieux est centrée sur l’avenir et prépare déjà les outils pour les prochaines générations.  Nous visons des résultats, des analyses et la mise à disposition des médecins et des tests de façon rapide et agile. Environ 12 % de notre chiffre d’affaires est réinvesti en recherche et développement au sein du groupe bioMérieux. Montréal étant l’un des plus gros hubs en intelligence artificielle, nous avons décidé d’investir chez Lumed, une entreprise basée à Sherbrooke qui se spécialise dans la recherche sur les maladies infectieuses à l’aide de l’intelligence artificielle.

 

C’est une des pistes pour continuer d’optimiser nos solutions, nous devrons veiller plus particulièrement à l’accès aux données personnelles des patients, à leur véracité et bien sûr à la sécurité de ces données.

 

 

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Quelles sont les implications sociales de bioMérieux?

La famille Mérieux et sa Fondation redistribuent une part importante de leurs bénéfices dans la communauté. À titre d’exemple, bioMérieux a récemment sondé son personnel afin d’identifier deux causes qui lui sont chères.

L’équipe de Saint-Laurent, qui avait déjà visité les installations du Centre de pédiatrie sociale de Saint-Laurent Au cœur de l’enfance, a décidé de lui donner son appui, de même qu’au Club des petits déjeuners.

 

La somme de 67 000 $ a été offerte en dons. Pour nous, il est essentiel de redonner à la communauté!

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